Mon premier Tomorrowland : récit d'un Day Pass en 2016
Quatre ans à rater les ventes, puis un dimanche à Boom, de la navette au feu d'artifice du closing de Martin Garrix. Le récit d'un rêve de gosse, et ce que je dirais à quelqu'un qui y va pour la première fois.

J'ai voulu aller à Tomorrowland dès mes 18 ans. Il m'a fallu attendre mes 22 ans, trois ventes ratées et un coup de chance pour enfin passer les portes de Boom. Voici le récit de cette toute première journée, le dimanche 24 juillet 2016, et ce que j'en ai retenu pour ceux qui y vont pour la première fois.
Quatre ans à rêver d'un ticket
Tomorrowland, c'était mon rêve de gosse. À 18 ans, je n'avais pas vraiment le budget. À 19, 20 puis 21 ans, j'ai tenté ma chance à chaque mise en vente, et à chaque fois, rien. C'était une vraie loterie : en 2016, toutes les places étaient parties avant même l'annonce du premier artiste. Chaque tentative, c'était une excitation énorme, puis la même déception.
Et puis en 2016, le déclic : une connaissance nous obtient deux places pour le dimanche. Me voilà parti avec mon meilleur ami, 22 ans, aucune idée de ce qui nous attendait, et une excitation qui montait de jour en jour.
Depuis Wavre : parking officiel et navette
On partait de Wavre, à 35 ou 40 minutes de route. On n'avait pas vraiment préparé le trajet, alors on a pris l'option la plus simple : un parking proposé par Tomorrowland, relié au site par des navettes. À l'aller, c'est efficace : un bus d'une quinzaine de minutes et on se retrouve devant l'entrée. Le retour, c'est une autre histoire.
La file, la fouille et le bracelet
Premier choc : la file d'attente est déjà belle, le décor commence avant même d'entrer. On a patienté au moins vingt minutes, fouille classique, puis récupération du bracelet à l'entrée. Sauf qu'on était arrivés tôt, en même temps qu'une énorme vague de festivaliers : une fois le bracelet au poignet, il a fallu refaire une deuxième file pour entrer vraiment sur le site. Sur le moment, on s'en fichait complètement. On voulait juste y être.
Premiers pas à Boom : on redevient des gamins
Pour descendre jusqu'au domaine, on peut suivre le long chemin ou prendre les escaliers. En bas, on tombe sur une montgolfière, quelques boutiques et une première petite scène. Avec mon pote, on se regarde : si l'entrée ressemble déjà à ça, qu'est-ce que ça va être plus loin ?
Ce qui frappe tout de suite, ce sont les gens. Tout le monde est joyeux, maquillé, habillé avec un soin incroyable. On sent l'effort, et surtout le bonheur d'être là. Nous, en débardeur, on faisait plutôt sobre : il faisait chaud, grand soleil, et on ne savait pas trop quoi mettre. Si tu te poses la même question, notre guide de la tenue de festival est fait pour ça.
La main stage : un arbre géant et une fourmilière humaine
Réflexe de première fois : direction la main stage. Problème, l'entrée des Day Pass se trouvait à l'autre bout du site. On a traversé tout le festival à pied, sans la moindre once de regret.
Cette année-là, la scène principale avait été transformée en arbre immense, fidèle au thème « The Elixir of Life », et pour la première fois sans le grand visage tourné vers la foule. On a fait nos photos, pris un verre, et on est restés là, bouche bée, comme des gosses.
Le tour des scènes
Le reste de la journée, on l'a joué en vrais touristes : on a fait toutes les scènes, une par une. Une sacrée marche, mais une marche qui fait du bien, parce que chaque scène a son propre décor et sa propre ambiance. Ce dimanche-là, la main stage enchaînait Oliver Heldens, Steve Aoki et Steve Angello, avec même un set de classiques en vinyle de Dimitri Vegas & Like Mike. Ailleurs, on passait de la techno de Sven Väth et de Paul Kalkbrenner à Don Diablo, Dada Life, Nervo, Klingande ou Yellow Claw sur la scène Barong Family.

C'est sans doute ce qui rend Tomorrowland unique : de l'EDM à la techno en passant par la house, chacun trouve sa scène.
Un public pas comme les autres
Ce qui m'a le plus marqué, au-delà des scènes, ce sont les gens. Tout le monde est gentil, souriant, prêt à faire la fête. Je ne dis pas qu'on s'ennuie dans les autres festivals, loin de là. Mais ici, avoir un ticket tient presque du privilège. Et quand tout le monde autour de toi mesure la chance qu'il a d'être là, ça change complètement l'énergie, sur le moment comme dans les souvenirs.
Budget : 100 euros pour la journée
On avait prévu 100 euros chacun pour la journée, et ça a largement suffi. Tout se payait avec le bracelet. En 2016, il fallait compter environ 10 à 11 euros pour un plat et 3,50 euros la bière. On a mangé plusieurs fois et on n'a manqué de rien. Les prix ont augmenté depuis, mais l'idée reste la même : fixe-toi un budget avant d'entrer.
Le closing de Martin Garrix, puis l'odyssée du retour
Pour finir, retour à la main stage pour le closing du festival. Et là, chance absolue : à l'époque, j'étais fan de Martin Garrix, et c'est lui qui fermait Tomorrowland 2016. Ses morceaux, l'arbre géant illuminé, puis le feu d'artifice final au-dessus de la cuvette : on a eu énormément d'émotions. Pour une première fois, je ne pouvais pas rêver mieux. C'est encore aujourd'hui un de mes plus beaux souvenirs de festival.
Puis vient le moment que personne ne raconte : sortir. Il nous a fallu 45 bonnes minutes pour quitter le site au milieu de la foule. Arrivés aux navettes : plus rien, plus un seul bus. Résultat, 45 minutes de marche de plus jusqu'à la voiture. Et pourtant, même ça, c'est un souvenir que j'adore. Tout le chemin était éclairé et décoré, la musique résonnait encore dans nos têtes, et on refaisait la journée en boucle. Une vraie fin de film.
Mes conseils pour un premier Tomorrowland
- Ne reste pas collé à la main stage. On a tous ce réflexe, mais il y a une quinzaine de scènes, des lieux cachés et des activités partout. Promène-toi.
- Prends de bonnes chaussures. Entre l'entrée Day Pass à l'autre bout du site, le tour des scènes et le retour, on marche des kilomètres.
- Monte en haut de la cuvette le soir. La vue sur la main stage et la foule vaut tous les selfies du monde.
- Reste pour le closing, mais anticipe la sortie. Le feu d'artifice final vaut le coup. Ensuite, compte au moins 45 minutes pour quitter le site, et vérifie l'horaire de la dernière navette avant d'entrer.
- Arrive tôt, mais attends-toi à faire la file. Fouille, bracelet, parfois une deuxième file : sois patient, le décor aide.
- Fixe un budget. On était partis sur 100 euros chacun en 2016, à réévaluer selon les prix actuels.
- Protège tes oreilles. Une journée entière devant des systèmes son de cette taille, ça se paie : glisse des bouchons d'oreilles dans ta poche, et jette un œil à notre checklist festival avant de partir.
Ce récit est le premier d'une série sur mes Tomorrowland : j'en ai fait plus de neuf depuis. Les dates, le line-up et la billetterie de la prochaine édition sont sur la fiche Tomorrowland, et les autres festivals électro du pays sur la page Belgique.
Questions fréquentes
Peut-on faire Tomorrowland en un seul jour ?
Oui, avec un Day Pass. On récupère son bracelet à l'entrée et on profite d'une journée complète, de l'ouverture au closing. C'est une très bonne formule pour une première fois.
Quel budget prévoir sur place à Tomorrowland ?
En 2016, 100 euros par personne suffisaient pour une journée avec plusieurs repas et boissons (environ 10 à 11 euros le plat, 3,50 euros la bière). Les prix ont augmenté depuis : fixe-toi un budget avant d'entrer.
Combien de temps faut-il pour sortir de Tomorrowland après le closing ?
Compte large : il nous a fallu environ 45 minutes pour quitter le site, puis autant à pied jusqu'au parking parce que les navettes ne tournaient plus. Vérifie l'horaire de la dernière navette avant d'entrer.
Faut-il rester devant la main stage à Tomorrowland ?
Non. Elle est spectaculaire, mais le festival compte une quinzaine de scènes, des lieux cachés et des activités : se promener fait partie de l'expérience. Garde-toi la main stage pour le soir et le closing.
Sources
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